Espece

Les Espèce

Esturgeon jaune
Esturgeon jaune
Delta de la rivière Saskatchewan, Saskatchewan

Lettres de noblesse : Le plus gros poisson d’eau douce au Canada

Statut : en voie de disparition

Principale menace : l’activité humaine, notamment les effets directs et indirects des barrages et du développement industriel

Habitat : Les eaux limpides du delta de la rivière Saskatchewan. La création d’une vaste zone protégée englobant le bassin de la rivière Mossy et les basses terres de Suggi, au cœur du delta, pourrait aider à préserver cette espèce impressionnante ainsi que les millions de sauvagines et d’espèces sylvicoles qui s’épanouissent dans le delta.

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Carcajou
Carcajou
Arrière-pays de Bighorn, Alberta

Lettres de noblesse : Également connu sous le nom le Gulo gulo, le carcajou est le plus grand membre de la famille des mustélidés. Il est réputé pour sa farouche indépendance et ses mâchoires puissantes

Statut : La population a diminué considérablement au cours des dernières années

Principale menace : Le carcajou est très sensible aux activités humaines et à la fragmentation de l’habitat causée par l’extraction et l’exploitation des ressources.

Habitat : En Alberta, habitat du carcajou s’étend sur les montagnes, les contreforts et la plaine boréale. L’arrière-pays de Bighorn constitue un habitat de choix pour le carcajou et d’autres espèces, comme le mouflon, l’omble à tête plate et le grizzli. Représentant l’un des derniers paysages intacts de l’Alberta, Bighorn offre au carcajou l’espace et les ressources dont il a besoin pour prospérer. La protection de ce milieu sauvage extrêmement important aiderait à protéger les espèces sauvages qui ont Bighorn comme leur habitat.

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Caribou forestier - population boréale
Caribou forestier – population boréale
Bassin hydrographique de la rivière North French, Ontario

Lettres de noblesse : Le caribou forestier – population boréale (Rangifer tarandus) est l’une des espèces les plus emblématiques du Canada et aussi une espèce indicatrice de la santé des écosystèmes de la forêt boréale.

Statut : Menacée

Principale menace : l’extraction des ressources et la destruction de l’habitat systématiques.

Habitat : La rivière North French chevauche l’habitat essentiel du caribou. L’un des derniers bassins hydrographiques du nord-est de l’Ontario encore libres du développement industriel, la rivière North French est l’habitat du caribou forestier, d’oiseaux migrateurs et d’espèces aquatiques. La Première Nation crie de Moose a déjà désigné cette région comme protégée en vertu de ses propres lois, et a demandé au gouvernement de l’Ontario de prendre des mesures connexes, notamment de cesser l’octroi d’autorisations pour le développement industriel, comme l’exploitation minière et les activités forestières. Le fait de protéger cette zone aiderait la province à s’acquitter de ses obligations internationales de protéger 17 % de ses terres et de ses eaux intérieures d’ici 2020, de protéger des habitats essentiels et de collaborer à la réconciliation avec les peuples autochtones.

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Caribou forestier
Caribou forestier
Aires protégées à Terre-Neuve-et-Labrador, T.-N.-L.

Lettres de noblesse : Le caribou forestier est un maillon important des écosystèmes nordiques du Canada. Plusieurs hardes de l’espèce sont présentes à Terre-Neuve-et-Labrador.

Statut : Les populations ont considérablement diminué au cours du XXIe siècle

Principale menace : Le caribou forestier est extrêmement vulnérable aux menaces découlant du développement industriel

Habitat : Malgré sa résilience, le caribou forestier a besoin d’espaces sécuritaires et non perturbés pour errer, brouter et élever ses petits. Le plan du réseau d’aires protégées de Terre-Neuve-et-Labrador se fait attendre depuis longtemps. L’élaboration d’un tel plan représente une excellente occasion pour la province de prendre les mesures voulues pour protéger les terres et les eaux intérieures essentielles à la survie du caribou et d’autres espèces menacées.

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Blaireau d’Amérique
Blaireau d’Amérique
South Okanagan-Similkameen, Colombie-Britannique

Lettres de noblesse : Doté d’une grande capacité à creuser et d’une coloration de tête unique.

Statut : En voie de disparition; on estime à moins de 200 le nombre adultes reproducteurs en Colombie-Britannique

Principale menace : Les pressions exercées par le développement

Habitat : Les prairies de la région de South Okanagan-Similkameen figurent parmi les écosystèmes les plus menacés de la planète. Abritant plus du tiers des espèces en péril de la province et pas moins de 57 espèces inscrites sur la liste fédérale des espèces en péril, cet écosystème désertique est très riche sur le plan de la biodiversité, mais aussi très vulnérable aux activités humaines. Il est essentiel que les dernières prairies intactes de la région d’Okanagan soient protégées le plus rapidement possible pour assurer la protection des blaireaux et d’autres innombrables espèces qui y vivent.

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Tétras des armoises
Tétras des armoises
Prairies de la Saskatchewan, Saskatchewan

Lettres de noblesse : Plus grand tétras en Amérique du Nord; possède une longue queue avec des plumes pointues distinctives.

Statut : La population du tétras des armoises du Canada a diminué de près de 90 % entre 1988 et 2006, ce qui en fait l’une des espèces les plus menacées actuellement.

Principale menace : Le tétras des armoises a besoin de vastes étendues de prairies de sauge non fragmentées pour vivre, mais en raison de la perte et de la dégradation de l’habitat, son aire de répartition au Canada a été réduite à 6 % de sa taille historique. L’espèce est très sensible aux perturbations et quittera ses aires de reproduction lorsque confrontée à l’activité humaine.

Habitat : Au Canada, on trouve le tétras des armoises dans les prairies du sud-est de l’Alberta jusqu’au sud-ouest de la Saskatchewan. En Saskatchewan, le gouvernement fédéral met en péril les populations du tétras des armoises alors qu’il est en voie de transférer d’importantes superficies de pâturages communautaires à l’initiative privée, sans imposer des exigences quant à la protection de ces écosystèmes inestimables. Ces écosystèmes sont essentiels à la survie du tétras des armoises et doivent être protégés en permanence.

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Orignal continental
Orignal continental
Plan sur les aires protégées, Nouvelle-Écosse

Lettres de noblesse : L’une des deux sous-espèces distinctes en Nouvelle-Écosse

Statut : Les populations de l’orignal continental en Nouvelle-Écosse, autrefois abondantes, sont en déclin depuis plusieurs années, et l’espèce a été déclarée en voie de disparition en 2003. La population actuelle est estimée à moins de 1 000 individus.

Principale menace : La fragmentation des forêts matures causée par le développement et les activités forestières.

Habitat : L’orignal continental vit dans de nombreuses zones qui ne bénéficient pas encore d’une protection juridique en vertu du Plan sur les parcs et les aires protégées de la province. Cette protection, jumelée à des plans efficaces de gestion des zones boisées, est fondamentale pour assurer la survie et le rétablissement de l’orignal dans la Nouvelle-Écosse continentale.

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Lynx du Canada
Lynx du Canada
Bassin hydrographique de la rivière Restigouche, Nouveau-Brunswick

Lettres de noblesse : félin de taille moyenne à tendance nocturne

Statut : L’habitat rare et en déclin dans la Restigouche accueille des populations en péril de lynx du Canada.

Principale menace : la destruction de l’habitat

Habitat : Le lynx s’épanouit dans les forêts boréales humides où abonde le lièvre d’Amérique. L’espèce est très bien adaptée aux hivers canadiens, grâce à son épaisse fourrure et à ses pattes larges comme des raquettes qui facilitent ses déplacements dans la neige profonde. Le domaine vital du lynx est très vaste et, par conséquent, de vastes superficies de forêts intactes sont nécessaires pour assurer sa survie. Dans l’Est du Canada, le bassin de la rivière Restigouche joue un rôle de corridor naturel où les lynx peuvent se déplacer entre la Gaspésie et le nord du Maine pour chercher de la nourriture et mettre bas. À l’heure actuelle, moins de 3 % du bassin de Restigouche sont protégés du développement au Nouveau-Brunswick. La province a donc une occasion sans égale de protéger cet écosystème unique et, par le fait même, d’assurer la survie du lynx du Canada.

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Caribou de la Porcupine
Caribou de la Porcupine
Bassin hydrographique de la rivière Peel, Yukon

Lettres de noblesse : Les caribous de la Porcupine effectuent la plus longue migration de tous les mammifères terrestres au monde, couvrant 250 000 km2 de toundra entre le Yukon et l’Alaska.

Statut : Le caribou de la Porcupine a toujours été un membre important de l’écosystème de l’Arctique occidental, mais des menaces graves pèsent sur la santé de la harde.

Principale menace : Des mesures législatives pourraient autoriser les activités de forage dans la réserve faunique nationale de l’Arctique, en Alaska, où se trouvent les zones de mise bas de la harde.

Habitat : Le caribou de la Porcupine a besoin de vastes étendues non perturbées tout au long de son cycle migratoire pour se nourrir, s’abriter, s’accoupler et mettre bas. Le bassin hydrographique de la rivière Peel, qui fait partie de l’aire d’hivernage de la harde de caribous de la Porcupine, est extrêmement important pour la faune. Le bassin est aussi le territoire ancestral de quatre Premières Nations. Le maintien de l’intégrité du bassin est d’une importance capitale pour assurer la protection permanente du majestueux caribou de la Porcupine et de la riche biodiversité de la région. En mars 2016, la Cour suprême a entendu l’affaire pour protéger le bassin Peel en permanence. On s’attend à ce qu’une décision soit rendue au cours des prochains mois. Les aires de mise bas de la harde sont également d’une importance primordiale. Il est à noter que ces aires sont actuellement menacées par l’administration Etats-Unis, qui exerce des pressions en faveur du forage pétrolier. Toute construction sur leur territoire pourrait les amener à abandonner complètement leurs aires de mise bas, ce qui aurait des effets néfastes et irréversibles sur leur santé. Les Gwitchin Vuntut d’Old Crow, au Yukon, seraient également affectés, car ces animaux sont étroitement liés à leur subsistance.

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Vespertilion brun
Vespertilion brun
Baie Fisher, Manitoba

Lettres de noblesse : Bien connu comme un mammifère nocturne et cavernicole qui chasse les insectes grâce à l’écholocalisation.

Statut : Autrefois abondant partout au Canada, le vespertilion brun est aujourd’hui gravement menacé par le syndrome du museau blanc, une maladie fongique mortelle dans l’Est du Canada qui devrait se propager vers le Manitoba d’ici quelques années. Il a été inscrit d’urgence comme espèce en voie de disparition à la fois à l’échelle fédérale et provinciale, notamment parce que le déclin de sa population a été considéré l’un des déclins les plus rapides jamais documentés d’un mammifère.

Habitat : La région de Fisher Bay, au Manitoba, abrite certains des sites d’hibernation les plus importants du vespertilion brun dans la province. Le maintien de l’intégrité écologique de la région offrira les conditions gagnantes pour que le vespertilion brun de la région puisse survivre au syndrome du museau blanc en plus de contribuer à la santé des terres, des eaux et des espèces. En 2011, le parc provincial de Fisher Bay a été créé en partenariat avec la Nation crie de Fisher River, mais il faudrait en élargir la superficie protégée pour assurer la santé écologique de cette région. La SNAP et ses partenaires entameront prochainement des processus de mobilisation des communautés

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Loup Algonquin
Loup Algonquin
Trois rivières sauvages dans l’Ouest du Québec, Québec

Lettres de noblesse : Canidé qui vit dans le centre de l’Ontario et dans le sud-ouest du Québec; capable de parcourir des centaines de kilomètres au cours de sa vie.

Statut : Le loup algonquin est inscrit comme espèce préoccupante en vertu de la Loi sur les espèces en péril du gouvernement fédéral. D’après les estimations, il y a actuellement moins de 1 000 loups algonquins matures, dont la plupart vivent dans des aires protégées.

Principale menace : Malgré sa grande capacité d’adaptation, le loup algonquin est menacé par la mortalité causée par l’homme, notamment par la chasse, le piégeage et la perte d’habitat.

Habitat : De nombreux loups algonquins s’épanouissent dans les régions des bassins intacts des rivières Dumoine, Noire et Coulonge, dans le sud-ouest du Québec. Ces bassins hydrographiques constituent un lien écologique crucial entre les forêts mixtes de la région des Grands lacs et du Saint-Laurent et la vaste forêt boréale au Québec, jouant ainsi un rôle de corridor faunique naturel pour les loups. Le loup algonquin vit dans des zones de forêts de feuillus et de forêts mixtes et a besoin d’une superficie d’au moins 200 km2 pour survivre. La protection permanente de ces bassins permettra de sauvegarder les espaces naturels et de préserver la biodiversité unique de la région.

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